31 mai 2006
a vendre ! (ou l'amour des clichés)

je veux
-sucer (et avaler bien sur, sans en mettre une goutte à coté) mon mec pendant qu'il regardera la coupe du monde avec sa Kro sur ma tête et un joint dans la main (problème j'ai pas de mec)
- me faire prendre en bottes à talons aiguilles et porte-jarretelles nue par ailleurs, cela va de soi... (probleme j'ai pas de porte jaretellle)
- me taper une nana et que mon mec nous mate et nous filme en se branlant (probleme j'arrive pas a me taper de nana) 
- être soumise les mains attachées et qu'on me dise "t'aimes ça hein salope ?" en me tirant les cheveux pour décaler ma tête qui gènerait la vision du film de cul (ce fantamsme a l'air simple à réaliser a priori, cool ! ah si, meme pb qu'en 1...)
- me faire prendre par derrière, jupe relevée, sur le lavabo, la culotte aux pieds, et que mon mec me fesse et ne tienne que 15 sec se retire et sorte de la salle de bain (et bien sur qu'il me dise ta gueule si je dis tu me fais mal chou j'ai le robinet dans l'oeil)
- aller dans un club echangiste, me taper 2 mecs vieux et moches à la fois (mais pas dans les chiottes cette fois)
- faire la cuisine à mon mec en tablier sans rien en dessous avec un ventilateur posé par terre et la langue qui humecte mes lèvres charnues (pourquoi pas ? je l'ai vu sur la 6) et après une petite pipe et dodo...
- danser toute la nuit sur un podium en mini jupe sans culotte et descendre pour sucer un inconnu sans jamais lui avoir parlé, qui m'appuie si fort sur la tête que j'en gerbe presque (pas mal celui la non ?) 
- etre toujours disponible pour mon amoureux et surtout jouir sans simuler 4 fois de suite car j'adore son enorme sexe quand il me l'enfonce à sec dans le cul (ouillle)
- etre une infirmière blonde tres maquillée et me faire prendre par mon chef sur un chariot, être une secretaire brune a lunettes et me faire prendre sur le bureau par mon patron, être une fermière au pot au lait et me faire prendre par mon suzerain dans la paille.... etc
(Mike aide moi il m'en manque)
voila, si cela vous interesse vous pouvez me contacter a mon adresse email, je serais ravie d'être votre pute....
et pour appuyer mes propos, faisons appel au Genie français conjugué à la seule réelle activité humaine qui vaille enocre la peine sur cette Vile Terre : la littérature.... ! Votez de Villiers, je pourrais enfin réaliser mes fantasmes ! (je comprends qu'il soit pour la blouse à l'école ! moi aussi ! pour me faire mes élèves sur le bureau pardis !)

AAAAHHHHhhhh ça fait du bien....
LA REVOILA FRAGILE AVANT QUE D ETRE A VENDRE
RAFLE
RALE
MAL
LL
et puis c'est tout
REVENIR
Elles me fatiguent, mais bon, je suis aigrie un peu.
En revanche, je comprends oui, que Penelope l'ait mal vécu de partager son Oscar (non au polygamisme) car elle est largement supérieure (malgré sa larme à l'oeil un peu facile) aux autres actrices, elles memes déjà vraiment impressionantes

En bref, même si Almodovar se mord la queue, et qu'on est moins séduit par ses tours de passe passe et son univers marginal, de moins en moins décadent (mais il était temps, sa subversion devenait prétextuelle), ses films gardent quand même quelque chose de tendre et de fort, des regards, des répliques, un humanisme quotidien dont il arrive à capter l'essence, l'émotion, l'unicité et la "beauté fugitive pour la rendre éternelle"...
Alors allez-y, mesdemoiselle, ce film est aussi un hymne à toutes les femmes, leurs douleurs et leur courage, quelqu'en soi la forme, et courez parler de votre mère à votre psy après... le coeur plein d'emotions... et achetez vous "le livre de ma mère" (la votre, chacun sa merde)
Météorologiquement parlant

JE DECLARE ce printemps le plus pourri des printemps des 28 dernières années, je l'intronise "PRINTEMPS DE MERDE" (la photo s'appelle d'ailleurs 2 mai 2005, comme quoi l'an dernier ça allait pas fort non plus mais bon)
Après le "printemps de bourges" qui n'est rien d'autre que l'appellation commune de tous mes printemps, moi Bobo par excellence, à 100 euros la paire de sketba, mais le sac a dos qui me pète les cervicales l'été pour m'en plaindre l'hiver... bref, après le "printemps des créateurs", "le printemps" de Place d'Italie...
CETTE (et le démonstratif recouvre la toute sa valeur de déictique) SAISON (je veux dire celle qui est censée avoir commencé le 20 Mars 2006) C EST DE LA MERDE
liquide, qui nous tombe sur la gueule, tous les jours tous les jours...
c'est même pas une saison pour s'aimer... tirez la langue, la pluie est salée...
on arrive plus à écrire, on arrive (toujours pas) à aimer, on a renoncé à nos débardeurs décolletés pour ressortir les vieux pulls qu'on pensait abandonner à ses copines à la "foire aux fringues"... et catastrophe, plus rien ne va...
Car pourquoi les choses seraient-elles allées mieux hein ? au vu du ciel...
The best is to come... et ta mère, elle est to come aussi ? (ouai je suis vulgaire c'est comme ça, puis bête aussi)
Il faut croire que Papa là haut est en colère, je pensais que les catastrophes naturelles cela n'arrivait que dans les pays sataniques -ou elles étaient l'expression de la colère divine comme en Louisiane- ou pauvres -parce que de toute façon ils avaient déjà pas grand chose et qu'en la matière je suis pour la centralisation, (en plus soit dit entre nous, on est habitués, et puis de quoi ils se plaignent : chez eux ils ont au moins le soleil, faut pas charier, on peut pas tout avoir ! moi aussi je suis pour un tsunami en Corrèze contre le soleil à Paris, surtout si la vague est si grosse qu'elle amène la mer aux portes de la capitale... ! Pi c'est pas pour les 3 vaches de la famille Chirac... (merde je suis vraiment mauvaise, n'empêche que moi l'été je vais dans leur pays leur donner de l'argent aux pauvres, et des stylos aussi, car la culture c'est important ! en thailande, au sri lanka, en indo... je me sacrifie moi ! pour les aider à reconstruire les fonds marins ! et puis de toute façon comme ils disent aux info : ils ont toujours le sourire... alors preuve que tout va bien, nous on y arrive pas à sourire quand il pleut, c'est bien la preuve que ça va mal ! ils avaient qu'à inventer la dépression eux aussi, nerveuse, pas que celle du ciel, bon je m'arrête...)
Mais chez nous c'est beaucoup plus insidieux ! Il va nous avoir à l'usure... on va dépérir lentement de ne plus y croire à ce soleil.
Elle est là notre catastrophe naturelle, on la tient ! : c'est l'automne éternel... l'été indien quoi... merci Joe !

On ira, ou tu voudras quand tu voudras...
l'automne...
Imaginez vos enfants (vous qui allez en avoir) :
Mamaaaaaaan c'est quoi le soleil ? c'est comment ? c'est quoi l'odeur du soleil dis maman ? raconte... ça veut dire quoi Bleu ?
Bleu tu vois mon fils, c'est quand y a pas de nuage, oui c'est difficile à imaginer tiens regarde là tu vois ce petit... oups non trop tard... c'est quand on va loin, là où les gens meurent de tsunami où de tempête géante...
Bleu est une couleur en voie de disparition en France... sauf sur le drapeau...
Alors comment voulez vous que ça aille bordel moi là ma tête mon cul et mes cheveux trop gras ? bordel bordel... quand je transpire je sue de l'alcool, entre mes jambes ça sent le latex, et sous mes bras y a des marques blanches... mmm j'adoooore ...
La classe Lunar, mais lunar en a marre de la classe (normal elle est prof), Lunar a envie de tout envoyer bouler (normal c'est une boule) Lunar en a ras le cul de ses amies (normal elles sont trop belles et équilibrées et heureuses), de ses parents (ma mère est folle, je vous raconterai un jour), de sa grand mère qui radote et pue la vieille (pardon mémé mais c'est vrai), de son compte en banque qui se noie dans 20 verres d'alcool (et quand je vomis ça ne le remplis pô)...
Lunar est fatiguée de la pluie, dedans, dehors...
et elle va se remettre à écrire des choses jolies, et calmes, maintenant qu'à nouveau

Elle est seule sous la pluie...
29 mai 2006
CAHIER D UN RETOUR...
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LE DRAME DU 15 MAI 2003
Mais déjà, l'aile du Destin doucement avance son ombre au dessus de nos têtes, couvrant notre candeur d'un funeste voile...
ATTENTION FAUT PAS CROISER !!! criai-je !
NNNNNOOOnnnnnn criai-je ! nonnnnn ! 7 ans de mauvais sexe !! non qu'as tu fait malheureux qu'as tu fait ? Puisse le ciel nous prendre en pitié, puisse t il nous accorder une seconde chance ! Soit le seigneur miséricordieux avec ses pécheurs ! Buvons mon frère, mais sache qu une terrible malediction est sur le point de s abattre sur nous....
A partir de ce jour, en dépis de tous les verres que je prends garde de choquer les uns contre les autres, plongeant mon regard au plus profond de l'ame de mes partenaires de trinque, en dépis aussi de tous les conseils des exorcistes que je suis allée consulter (trinquer 7 fois devant un miroir en disant "bon sexe, bon sexe, bon sexe...", trinquer les yeux fermés en pensant à Dyonisos etc), la malédiction ne tarda pas à se confirmer et pris des formes diverses :
le surlendemain, en effet un jeune homme du plus bon goût, resta entre mes mains mou...
une semaine plus tard, il était vif comme l'éclair
une semaine apres, long comme l'eternité
le suivant metait à la fois mou long et vif
le prochain microscopique...
le suivant gigantestrique
et après priapique
impuissant en panique
depressif à crever
de son ex obsédé...
j'en passe...
je trainais mon malheur de confession en confession... mais rien n'y fit...
J'ai pourtant, pour bonne conduite (consolation, conseils, accompagenment personnalisés, non foutage de gueule... ) bénéficié de quelques perm. : un bon coup tous les 6 mois... mais cela restait denrée rare et je me faisais de plus en plus exigente, ou desespérée...
Finalement, Eros, Dieu du cul et des couilles, décida de me prendre en pitié, de peur de perdre une de ses plus fidèle fidèles et écourta mon triste séjour de quelques années : j'eus une remise de peine de 4 ans... ce n'est pas rien... et alors, un ange descendit du ciel... et me baisa me baisa me baisa jusqu' a en faire trembler la Terre (ce qui provoqua cependant un Tsunami mais ca valait la peine)
Moralite : toujours regarder les gens dans les yeux quand vous trinquez, car c'est pas les conneries
OU ALORS :évitez les Matthieu docteur, les René pompier, les Stephi barmen, les Jo profs de sports, les Ben batteurs.... ils sont les incubes d'Eros !

22 mai 2006
Une demi heure en enfer avec un ange...
"Comment vous avez fait ça ?" répète t elle... Mais fait quoi ? je ne comprends pas, je le lui dis. "Ah ça !" Oui j'avais oublié, j'ai les genoux bleus... "Et bien, je suis tombée de l'estrade des Bains vendredi soir, j'avais trop bu et j'ai raté les marches et je me suis retrouvée à quatre pattes, hum" Elle me regarde amusée, j'aime ses yeux gris, ombrés de rose, j'aime sa peau claire et sa longue queue de cheval.
Elle s'approche alors de mon pubis, elle n'en est qu'à quelques centimètres... "Aidez moi, tenez votre dessous ainsi voiiiiilllàaaaaaa"

Mon "dessous" ! La blague, cette vieille culotte délavée que ma mère m'a offerte quand j'avais 16 ans, achetée sans doute en solde a Prisunic rue de Rennes à l'époque, en ex velours rouge, puis mangée par Gipsy, le chien de mon ex, qui rafolait de l'odeur de ma chatte, The rancest, the better... mon dessous dit-elle.... je la rassure "Ne vous inquietez pas, c'est ma spéciale menstruation epilation"... heu, j'y suis allée un peu fort, je n'avais pas encore dit un mot jusqu'à présent et quand elle va me demander ce que je fais dans la vie, si c'est pas trop dur et si c'est au collège au lycée ou aux deux et si j'aime ça et si ça fait longtemps j'aurai l'air con ...

"Vous faites quoi dans la vie ?" je lui souris amoureusement "Je viole des esthéticiennes" ai-je envie de répondre mais en lieu de cela j'avance un....
violent "Aïïïeeeeeee !!!" oui, celui là était très difficile, juste à l'entrebaillement des lèvres là, bien profondément ancré, qui remonte jusqu'aux cheveux au cerveau aux oreilles aux yeux partouuuut !
"Aïe" j'aime pas ça, c'est l'horreur, je déteste ça, et vas-y que je tire, que j'arrache, que j'apaise, que j'epile, je pince, et son sourire, je HHHHHHHHAAAA ! ce poil là avait un système nerveux relié directement à mon échine !

Mais pourquoi est ce que je fais ça ? pourquoi se fait-on ainsi mal ? la peau est si douce entre les jambes, là, tout près des lèvres... le sang va perler, je le sens, le sens de la réalité m'échappe,
déjà je regrette de ne pas être allée me balader, déjà je me maudis de n'avoir pas été boire un verre tranquilement, ou dormir comme je me l'étais promis, mais pourquoi ? pourquoi !! mes larmes coulent.... amères, des larmes de femme qui regarde une dernière fois vers l'eden de l'enfance auquel elle vient, d'un simple geste, d'arrachage de cire chaude, de renoncer...La revoici près de mon sexe, j'aime voir sa bouche si près de moi comme ça, je me dis qu'elle doit avoir un corps de rêve, je n'aime pas qu'elle me parle de son copain, je me demande comment elle fait quand...
"Mais comment vous faites quand les gens sont... sales ?" car pensé-je, j'ai pris ma douche ce matin soit, mais par moment bon, ça arrive que.. ok ok je passe la dessus.
Elle me dit qu'effectivement, il y a des clients qu'il vaut mieux perdre... et me parle de pieds...
Mais moi je te parle de cul ! de CUL et de CHATTE ! tu es entrain d'epiler mon sexe à la pince à épiler, tu as le nez à 5 cm de mon anatomie gynécologique et je suis propre... elle détourne la conversation....
J'ai de la colle partout, elle me retourne, "Engagée baleine ! - Sir Yes Sir !", est sur le dos, le sopalin collé au cul, d'un sexy... mmmhh on en mangerait (c'est pas là que je rencontrerai la femme de ma vie), ça la fait rire, elle n'a pas la tête à avoir un CAP esthétique, et je m'y connais en CAP esthétique, je viens d'un orienter deux dans la voie en question.
Je lui dis :- "Vous n'avez pas la tête à avoir fait un CAP esthétique quel est votre parcours et surtout est-ce que tu lèches pour enlever les restes de colle ? " non je m'arrête à parcours... en fait...
- C'est vrai, petit rire cristallin, j'ai fait un DEUG de jenesaisplusquoi et une licence d'assistance production.
Ca alors ! une esthéticienne intelligente ! enfin presque parce qu'elle n'a pas manqué de dire que la richesse intérieure était la vraie richesse et non celle du porte-feuille, "regardez Onassis" ce genre de connerie que l'on croit quand on est esthéticienne et qu'on a passé sa vie à relativiser la beauté auprès de ses clientes qui ne sont autres que des femmes déprimées de viellir ou d'être grosses ...
Je suis repartie chez moi, me voici, le cul collant encore un peu au pantalon espérant que mes poils repoussent vite, pour revoir ma jolie esthéticienne....
Protée/pygmalion
Il est ta manière de me faire l'amour en douceur, après avoir longuement caressé ma peau, il est sa manière de me prendre violemment, sans même m'avoir embrassée ni demandé mon nom
Il a ton odeur mais son gout, sa substance et sa langue, ta peau et ses baisers, ses doigts ici les tiens ailleurs...
Il est son orgueil et ton abnégation, il est ta patience et ta créativité, son inventivité, ta fidélité...
Il est aussi sa main sur mon cou et ces bleus sur mes seins et ta main dans mon dos doucement qui me berce
Il est nos verres en commun et nos théatres et notre premier baiser, il est mon poing et mon sexe dressés, il est sa jeunesse et il est ta maison, il est ta présence et il est son absence, il ne brille que de doutes et de malveillance, je n'aime que le bruit tranquille et régulier des rames sur notre mer d'huile, dans notre barque si quotidiennement menée, si sécure....
Il est le passé et toi l'avenir, peut-être, sans doute, il fut aimé, vais je t'aimer...
Lui m'a dit va t en tu es là chaque soir
Il est sous la douche, il est à même le sol, il était la terrasse, la mer, les calanques, la voiture, les voisins, il est partout et toujours, inlassable, infaillible, tu es un lit d'amour et de tendresse rassurante, un bouquet de fleurs quand il n'etait qu'épines, il est nos soirées au coin du feu
Parfois même tu es elle, qui ne saurait tarder, tu le sais.... quand tu dardes ta langue, je l'appelle en secret....
Ils étaient....
Ils sont la nuit... parfois, dans mes rêves quand tu dors à mes côtés, ils me rendent visite et me disent "Viens, tu as besoin de moi, viens offre toi 10 fois ou 100 et ne joue pas à la femme d'un seul, ouvre la bouche encore et prends nous tous ensemble comme tu aimais le faire, prends nous a nouveau dans ces recoins obscurs, écarte un peu tes cuisses je serai ta pluie d'or"
"Dors" me murmures tu tout bas... "dors ma chérie"
Mais parfois sous tes mains... je suis cambrée, entre ses bras, les cheveux arrachés, si dociles entre tes doigts, parfois, etre verticale comme dans cette douche et je buvais crachais ruisselais, anale comme en cette ville ou ce bar, buccale comme avec lui si longuement, tendre comme avec toi seulement, violente comme avec l'autre, aimante comme avec toi, haineuse comme avec lui encore, proche comme avec toi seule, soumise ou encore fatiguée, déçue comme avec tous bien souvent, sale et bafouée, maculée et dégradée comme tu ne sauras jamais, belle comme avec toi aussi seulement, triste comme avec chacun trop souvent, avec sa langue ici et tes doigts là, prêts des miens, avec leurs mains leurs peaux et leurs lèvres, avec vos sexes à tous votre sueur et vos cris de jouissances, Tous, à a la fois, tous... en un seul...

Mais parfois seulement...
17 mai 2006
YETI PAS POUéLUE TOUé ?

Avant l'halalie dépilatoire finale... ce soir le Yéti est de sortie... mon chéri prépare toi à me retrousser... le pouêl !
Voici mon sein droit, sous lequel git mon coeur, qui ne bat que pour toi....

et puis voici ma moule... version amazonienne.... ne la déchire pas avec tes deux mains blanches...

et je souhaite qu'à tes dents, mes humbles poils soient doux...
ps : et n'oublie pas d'acheter le pain !
16 mai 2006
un ange
Ce jour là, j'avais eu mal au bide, toute la journée, toute la nuit, j'en avais peut etre meme chialé...
Ils avaient prévu du beau temps mais les nuages ont gaché mon plaisir d'aller lire sur l'herbe.
Et puis ... ils étaient là, par centaines, imprévus, bruyants, diagonalant, insensés, eparpillés, pesants, criant, jouant... Des enfants.
Des putains d'enfants, j'en ai toute la semaine face à moi et en revoici pour mon jour de repos. Partout, j'étais envahie....
Des ballons, des petites balles, des jouets en bois, le jeu de la guerre avec son incontournable bruit de fusil postillonant... des poupées, des toboggans, des légos, des jupes, des pleurs, des rires... partout...
Envahie... ils me frolent, me poussent, me tombent dessus, mon livre n'avance pas... ils m'agacent.
Je m'éloigne, j'ai tellement besoin d'être seule, de penser à moi et rien qu'à moi, de souffler, de cesser de souffrir.
Et puis elle arrive... elle s'assied face à nous, ma collègue qui m'a rejointe et moi, elle me regarde, la regarde, sans mot dire, elle pose son doux regard sur moi, sur elle, revient à moi, puis à elle. Etonnées, nous attendons... sans comprendre...
Puis elle s'approche de moi, tout près, comme si elle allait m'embrasser, elle passe derrière mon oreille une mèche de mes cheveux, et y dépose une fleur blanche, me regarde en souriant, se recule et part en riant...
Si Dieu existe, il était en elle à ce moment là, pour la premiere fois depuis 3 jours, grace à elle, j'ai respiré....
JE ego ID superego MOI
OUI on se désintellectualise et on se vend pour de la parlote de comptoir
- "Alors ça se passe comment avec Machin ?
- Ecoute pas mal il a juste décidé de revoir Machine et puis au pieu c'est bof et toi avec Truc ?
- Ecoute ça va mieux mais j'avoue que je pense encore à Bidule
- J' ai acheté u nouvel épilateur anti repousse, ge-nial !
- Ah bon c'est fou c'est quoi comme marque ?
- Clearstream !
- Ah bon je croyais que c'etait un nouveau démaquillant..."
Ouai c'est pitoyable.... souvent.
J'ai vendu mon âme à Ici Paris... Qu'ai je donc fait de mon cerveau ?
J'ai essayé de l'éveiller ce soir en allant voir L'imposteur, film allemand, dont le héros me faisait penser à un ex (pour changer), film aux si modernes ruptures de registres, décrochages tonaux, irruption d'improbable narratif comme il est de rigueur, queue de fin en poisson etc, pourtant original, même lent, dérangeant, un peu esthétique de la lenteur et de la déviance, la subversion (mais de quoi et pour quoi ?).

J'ai essayé de raviver mon cerveau, mais décidément, il est bloqué sur "sois con"....
Cesser de parler de soi, de sa mère, de sa psy, de ses mecs, de son cul, de ses amis, de ses fringues... mais pour parler de quoi ???
Where is my mind....
MANUEL DE BONNE CONDUITE A USAGE DES EXS DE NOS ACTUELS (en direct du collège)
Chères exs de nos actuels,
Nous (gente féminine respectable et unie par les liens sacrés du blog suprême et d'une commune lassitude tournant à la colère envers vos gueules de chiennes) avons décidé dans notre immense mansuétude, de vous rendre le service dont les répercussions vous seront d un bienfait incommensurable pour réussir a mieux vivre votre quotidien sordide de looseuse....
En effet, pour la premiere fois, ici, inédit, voici le mode d'emploi de l'ex idéale, c'est à dire celle a qui on ne risque pas de mettre un ecarteur en papier de verre dans l'orifice anal, ou celle que l'on ne brulera pas sur la place publique afin de lui éviter l'humiliation suprême de l'émanation de l'odeur de sa vieille chatte pourrie....
Deux ou trois choses qu'il faut savoir en préambule :
- Vous êtes forcément moins TOUT que nous
Oui, il faut d'abord partir d'un point de vue ultra réaliste et se bien mettre d'accord sur les bases du contrat que nous vous imposons ici unilatéralement : par "tout" j'entends, moins drôles, moins jolies, moins intelligentes il va sans dire (et j'en veux pour preuve qu'il y a déjà au moins 3 mots dont vous ne comprenez pas le sens dans ce que j'écris qui est pourtant basique et niveau 5eme même pas option section européenne), vous êtes moins intéressantes, vous avez moins
d'amies, dans Desperate House Wife vous vous identifiez toujours à l'adjectif du titre, dans Lost vous aimez Jack et pas Sawyer ni Saïd, bref, votre personnalité est fadasse, stéréotypée, sage, en deux mots comme en 100 : vous avez une personnalité quelque peu ratée, oui, c'est malheureux à dire, mais c'est ainsi, toutes mes condoléances pour votre cervelle atrophiée...Au risque de me répéter, je vous réaffirme donc que ce post est là POUR VOUS AIDER !
- Il faut aussi que vous soyez profondément convaincue d'autre chose : cet ex là, que vous rappelez, qui ne veut plus vous voir mais vous fait l'obligeance de bien vouloir vous répondre au téléphone ou vous payer un café, n'accepte de vous revoir uniquement pour que et dans le seul but même, nous soyons au courant, de même il ne vous répond au tél que parce que lorsque vous appelez nous sommes près de lui, ou encore, ne vous envoie de sms que pour que nous sachions, nous, officielles et parfaites, qu'il a eu une vie avant nous, qu'il n'est pas puceau, et que par ailleurs, il exerce encore un certain attrait sur quelques connegénères. Sans nous :VOUS N ETES RIEN
Quelques conseils à présent si vous voulez éviter d'être l'objet d'un massacre (toujours anal, j'adore..!) et d'une chasse aux sorcières (toujours pyromane, j'adore aussi) :
- Evitez d'appeler nos mecs entre 19h et 6h du matin
de manière génarale, évitez d'appeler nos mecs, mais surtout le soir, à l'heure du coucher. Faites comme tout le monde, achetez des gods ou priez
- Evitez si par chance vous arrivez a les voir, de vous mettre en jupe, et en décolleté, car de toute façon, quand bien même vous les exciteriez, c'est nous qu'ils baiseront.... et puis comme ils nous le diront de manière anodine "tiens j ai vue Grossepute, elle avait une très jolie jupe" alors dans ce cas là, l'ecarteur gagne en cm...

- Evitez, evitez de vous vendre sexuellement, vous ne faites que vous rabaisser. Vous n'êtes plus désirées, vous êtes instrumentalisées.... Oui malheureuses que vous êtes, inconscientes, naïves, si vous aviez encoe quelqu'interet autre que celui de nous rendre jalouses, vous seriez cachées, tues; secrétement gardée pour d'adultères raisons. Or on vous brandit comme un fruit trop mûr.... pourri déjà, une victoire consummée, une merde quoi, avec des paillettes...(mais n'oubliez pas que vous puez a mooooort !)
- Evitez, si par malheur on vous croise, d'être trop sympa avec nous, ça va nous agacer. Soyez sincères, c'est à dire, bêtes, primaires, arrivistes, et frustrées.... On gagnera du temps. Et puis votre sympathie, ne nous empechera en rien de vous trainer par les cheveux jusque sur l'échafaud... malheureuses encore une fois, que vous êtes !
- Evitez de vous excuser quand vous êtes pitoyables
- Evitez de contacter les amis de nos actuels en pensant vous rapprocher d'eux, ce sont devenus nos amis à nous à présent et c'est nous qui les faisons bander puisque c'est nous qui baisons avec leur pote.
- Evitez de vous trouver dans les mêmes soirées, l'alcool nous rend étrangement violentes...
- Evitez de venir emprunter ou récuperer des objets oubliés, ils empesteront aussitot l'odeur de votre vieille chatte moisie et nous saurons que vous êtes passées par là et on sera obligées de balancer un cocktail molotof chez vous (par dessus le mur par exemple) 
- Evitez, si on vous connait, de faire comme si on était amies et qu'il n'y avait "aucun problème, tu sais moi je l'ai oublié depuis longtemps, et si je le vois toutes les semaines c'est juste parce que je trouve que c'est un mec cool avec qui j'aime parler". Non, non non, TA GUEULE ! on ne parle plus à mon mec c'est mon mec tu dégages c'est clair comme ça ?
- Evitez aussi de vous taper nos exs, parce que même nos exs, bein ouai, ils sont quand même à nous, c'est comme ça et si vous alliez trop loin avec eux, perso je viendrai lui taxer sa tondeuse ou alors un bouquin toutes les semaines, et je m'enquerrais de sa personne tres souvent, apres tout c'est mon ex bordel non mais oh !!
En revanche... ce que vous pouvez faire, c'est disparaitre... oui voilà, juste... tout simplement disparaitre, vous trouver un autre mec, ailleurs, plus beau que le notre comme ça on pourra toujours se le taper quand il vous aura assez baisée et qu'il se rendra compte que décidément, vous êtes vraiment trop connes....
Quant à nous, exs idéales, tour à tour à erradiquer et à ménager selon l'humeur de ces chers exo-génères que sont les hommes, unissons nos forces : cette sale engence prospère et vient envahir notre jardin... et de plus en plus de discours libéraux tendent à la légitimer sous couvert d'ouverture d'esprit, de grandeur d'âme, d'altruisme ! non !
L'ex est une sale plante, nous sommes les désherbants ! sachez le, la chasse est ouverte....
(ps : Diam's disait ça si bien... quelle femme lettrée... non mais parfois, les blogs je vous jure, c'est d'un expiatoire, et d'un ridicule :) )
15 mai 2006
TROP D EX, VOUS TROUVEZ PAS ?
Je vote pour la lapidation après éclatement anal à l'aide d'un méga écarteur....
Il y en a trop qui trainent ces temps-ci, un peu partout... au téléphone, dans les draps, sur les étagères en photo, à l'heure de l'apéro au printemps elles refleurissent comme sorties de nulle part, dans les bars on les croise, on les entend par dessus les murs, on les devine dans des évocations buccoliques dont les senteurs saisonnières avivent les souvenirs, j'en passe.
Les exs, de mes mecs, de mes exs, de mes futurs, sont partout.
Elles me gonflent
Mais les puceaux aussi me gonflent avec leurs va-et-vient maladroits, et leurs éjaculations précocissimes (les autres c'est juste précoces).
Alors que faire ?
Alors je propose l'ouverture de la chasse aux exs, dont la saison se tiendrait entre le 20 mars et fin octobre, à l'heure ou l'on rentre dans l'hiver et qu'elles nous font le plaisir d'avoir pris du poids, d'être a nouveau enrobées d'une épaisse couche de graisse et qu'elles redisparaissent dans les bras de leurs officiels, sans avoir plus à assurer leurs arrières de peur que leurs mecs ne les trompent avec leurs exs à eux qui ont bien évidemment réapparu elles aussi, embellies par la hale du printemps
Chères exs, je vous emmerde et je serai le cauchemars de vos futurs !
ps : Un inconvénient... je suis une ex idéale, toujours dispo à satisfaire mes exs... et je n'ai aucune envie d'être lapidée ni analement écartelée... dond je pose d'emblée une clause de non lynchage de la créatrice de ce post, pour le bénéfice de l'instigatrice et pour gérer les cas litigieux, bref pour le côté administratif-organisateur que mon statut de fonctionnaire ainsi que mes stages répétés en clubs divers et mon instinct socio-bouffon ont fortement développé en moi...
12 mai 2006
DISPARAITRE
11 mai 2006
COMME T Y ES BELLE

Bein t'as drolement de la chance parce que moi en ce moment, en plus d'être irrascible je suis
- irrascible et aussi
- irrascible et
-chiante et
- pas drôle et
- grosse et celluliteuse (c'est une constante féminine)
- toujours trop peu sportive et
- j'ai sans doute un quadruple cancer de l'utéro-mamo-capillo-poumon doublé d'une tuberculose
- je n'ai plus d'amis
- j'ai un non-mec qui m'a même pas dit ma chérie tu me manques aujourd'hui alors qu'il sait que ça va pas (t'as compris ?)
- j'ai du succés mais j'y crois même pas tellement je suis :
- irrascible et
-moche et
- con et
-chiante (je l'ai peut etre déjà dit non ?)
- grosse encore
- parano à mort
- ruinée
- fatiguée
- nulle en mettage de lentilles
- abandonnée
- énervée
- mal coiffée au cause d'une immigrée parlant à peine français et n'ayant pas fait CLA, même pas plombière même pas polonaise et surtout pas coiffeuse qui a tripé sur mes veuch
- je ne sais pas faire cuire de pates
- accessoirement comme il fait chaud je pue
- mes poils poussent à la vitesse de la lumière (quand vous les voyez ils sont déjà morts en fait mais bon)
- pour couronner le tout je viens de recevoir un mail de mon proviseur qui me gueule dessus
- je n'ai pas réussi a lire le dernier livre de Sarah Vajda alors que j'ai toujours cru que si j'étais bonne ce n'était qu'à lire bref,
t'y es peut-être belle mais moi en ce moment c'est plutot

BURBUJA suite
Est ce un QUI un QUAND un QUOI un OU un COMMENT ?
Sans doute un peu de tout à la fois Burbuja ne sait comment initier son propre questionnement.
Toujours est-il qu'il est là, en elle, ancré, encré, depuis qu'elle est en âge de poser des questions, et il est sans répis.
Même sans en comprendre la nature, ni ce qui l'a enclenché, même sans en connaitre l'origine, elle l'appréhende, le pressent et il l'habite comme un alien occupe un corps étranger et se nourrit de lui.
Un parasite, ce questionnement est un parasite, qui tire le meilleur d'elle, sa substance vitale, se nourrit littéralement de sa chair, de son sang, de ses craintes, ses doutes et ses pensées. Qui ternit toute chose et ombrage toute joie. La consume.... la broie, la déploie puis la brise.
Malgré elle, à tout instant, sans crier gare, il re surgit, protéiforme, ubique, douloureux, inquiétant surtout car il est un abîme, un vertige, un gouffre, il est l'Oeil qui la hante et le Mal qui la ronge.
Burbuja a longtemps vécu loin des vérités, longtemps elle a cherché à éviter cet immense Point d'Interrogation, nuage chargé d'orage, planant et menaçant.
Mais quand bien même elle fuyait, se réfugiait, s'abritait, se cachait, cherchait à oublier... il la rattrapait toujours, sourire grimaçant...
Aujourd'hui il revient, avec plus d'acuité, plus de force encore, et plus elle l'a chassé, plus il s'est, dirait-on, étendu, épaissi, assombri, s'abattant sur toute chose comme un brouillard opaque recouvre une ville. Mais s'il ne gagne pas en précision, il gagne en insolence, en poids, jusqu'à parfois l'empecher de respirer....
Alors comme ce soir, elle cède et prend de cette pilule de Lethé qui permet d'oublier, elle avale son verre de Styx et tente de se raccrocher au solide, au soleil, au concret, au sourire, à ce qu'elle aime... Mais cela ne durera pas, elle le sait. La question reviendra, qui, comme une tache d'huile, chaque fois plus invasive, contaminera tout.
QUI OU QUAND COMMENT QUOI ?
et comment apprendre ce qu'on ne veut pas savoir...

10 mai 2006
MISE EN TROPE
NON NON NON J AI PAS ENVIE D ETRE SYMPA !!!
Mais là, ils m'attendent au tournant, en cas de silence, je suis l'arme, on compte sur moi à demi-mot : Allez toi qu'es rigolote toi qui nous fais rire sors nous quelque chose toi qu'es rigolote toi qui nous fais rire, sors nous quelque chose....
Alors je me sens obligée de parler, meubler, faire la con dire des trucs bêtes FAIRE LA BOUFFONNE QUOI

mais en ce moment ça tourne au vinaigre...
Comme tout le monde j'ai eu ma période SAGESSE MEDITATION alors je me dis tel que Buddha me l'a enseigné en cette époque bénie "le silence tel l'ours va a la rivière et chaque jour du levant ne se baigne pas dans le même fleuve pour sa plus grande sagesse" (et tout ça sous un arbre)
Je tente donc de faire ce genre d'orsidé et non l'orsidée qui fait la gueule, hostile, ouvertement emmerdée par des propos ineptes inutiles et futiles...
Les yeux en trous de bite je mate j'attends me planque derrière mon assiette de petits poids (oui et pas pois !!)... mais inévitablement, on m'attend : Ca va pas ? Bein alors Lunar, qu'est ce qu'il t arrive ? t'es bien silencieuse ? allez fais nous rire (BAOUM grande tape dans le dos !)
Alors non, je resterai silencieuse, les yeux en trou de bite et JE NE FERAI PLUS RIRE PERSONNE CAR JE NE SUIS PAS DROOOOOOOOOOOOOOOLE MERDEEEEEEEUUUHHH !

BUBBLE

Chroniques de la vie ordinaire, et glauque, et fade...
Sur un fond d'hyper réalisme presque loachien pourrait-on croire au début, se détachent, ou pas, 3 personnages dont le quotidien est si banal, si rural, si .... quotidien qu'il en devient cauchemardesque. Physiquement et filmiquement dardeniens -mais la misère n'est pourtant pas psychologique- ils ne sont pas malheureux, juste résignés. Deux jobs, le temps de rien, même pas de faire les courses, mal bouffe et en guise de vie de famille, des bébés -dont les scènes de fabrication sont intrigantes, amusantes, déroutantes, dérangeantes (Brazil, Huxley)- à la chaine....

Un meurtre, plat, presque quotidien lui aussi... absent, comme l'enfance, l'amour, le sexe...
Soderbergh (Traffic, Ocean ELeven) réussit un étrange film, autant que ses poupées, négation de tout sentiment, toute échappatoire, onirisme dérangeant...
C'est lent, un peu lassif, mais comme c'est court.... l'OVNI en vaut la chandelle.

COLLEGE LYCEE
AD LIBIDUM
AD AETERNAM
- Y a un élève je lui demande son devoir, il me dit "Ah non Madame je l'ai oublié chez moi", AH ? tu l 'as oublié ? et bien tant pis cela te fera 0. Oui parce que c'est pas la première fois qu'il me fait le coup celui la !
- Moi avant les vacances je donne du travail aux élèves, ils étaient presque tous là, je demande aux délégués de faire passer le message aux absents. A la rentrée évidemment ils n'ont rien fait les absents je veux dire, je leur donne un délai de 3 jours supplémentaires et ils me disent que c'est pas juste etc ! bein pareil je leur ai mis 0 !
- Bein oui c'est comme Sarah tu sais la 2cde 12 la ? ouai bein alors elle je la convoque à la fin de l'heure pour lui donner son travail car elle était partie deux semaines en vacances avant les autres ! donc pour rattraper son retard je lui donne une rédac, elle ne vient pas à la fin de l'heure, elle part en courant, je l'appelle elle fait comme si elle n'avait rien entendu et le lendemain quand je donne les notes elle s'exclame et se plaint alors je lui dis "tu te souviens de notre conversation Sarah ?" bref elle a eu 0
- Ou ceux qui sont toujours malades les jours de controle ! moi je les colle et ils refont les devoirs !
- Ah non moi j'ai la flemme de les coller, après tu dois les surveiller, re corriger leur devoir... pffff
- Ouai mais sinon ils ne viennent jamais !
- Boah ça dépend des cas... mmm
- AU fait y a eu le conseil de discipline de Lassoued !
- 2cde8 ?
- Ouai
- QU'est ce qu'il a fait déjà ?
- Il a tapé une fille et l'a envoyée a l'hopital, il a raquété un collégien, il a provoqué une bagarre généralet grosso modo au quotidien il insulte les profs etc
- Alors ?
- Alors il s'est trop bien défendu, a dit que la fille l avait allumé, menacé, chauffé, qu'elle voulait ça, qu'elle en avait rajouté, que le portable c'etait son pote mais qu'il etait pas une balance. Sa mère pleurait, elle a appris qu'il conduisait sa voiture la nuit sans permis etc. Il s'est fait virer.
- Bon tant mieux
- Et vous faites quoi en cas de racisme en cours vous ?
- Bein moi par exemple j ai eu un élève, un 6ème hein ! sa voisine machait un chewing gum pendant le ramadan, il lui a crié dessus en plein cours :"Jette ton chewing gum, c'est le ramadan, t'as pas honte ! ça va pas non depeche toi !" un petit reubeu super agressif
- Alors ?
- Alors je lui ai dit ici c'est moi qui commande et toi Sarah pour une fois tu peux garder ton chewing gum si tu veux
- Ah je ne suis pas d'accord, je ne lui aurais pas laissé son chewing gum, tu détournes la loi "civique" alors qu'il détourne la loi morale, c'est pas mieux, tu instrumentalises la fille...
- Passe moi l'eau stp....
ad nauseam...chaque midi, chaque récré... j'en ai marre
les gens m'insupportent... je ne supporte plus la moindre conversation.... tout est plat, creux, les moustiques, les coups de soleil, les élèves, les mecs, le cul....
banalités....
Un classique pour nous bercer....
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament :
C’était l’heure tranquille où les lions vont boire.
Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l’ombre
Brillait à l’occident, et Ruth se demandait,
Immobile, ouvrant l’œil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été,
Avait, en s’en allant, négligemment jeté
Cette faucille d’or dans le champ des étoiles.

De la faucille à la pluie d'or.... de la faux de la mort à la moisson fertile...
09 mai 2006
bite generation
Generation oui oui....

- Que veux tu faire plus tard ?
- La sicourité Madame
- Toi Amina , la sécurité ?
- Oui Madame, la sicourité dans lis aïroports ou a Franprix. Ou poumpier oussi.
- Mmmmh je crois que ce n’est pas possible Amina, tu as tes papiers ?
- Pas encore Madame bientôt.
- Alors tu ne peux pas. Il faut que tu cherches autre chose…
- Assistante maternelle alors
- Mais c’est dur Amina assistante maternelle tu sais. Il faut bien lire et écrire le français et tu n’as pas le niveau… Il faut que tu cherches un métier plus facile, où l’on écrit moins… La couture par exemple, ou coiffeuse…
- Non moi je veux travailler avec les enfants ou la sicourité.
- Non Amina tu ne pourras pas….
- La poulice alors.
- C’est pareil tu ne peux pas….
- Quoi alors ?
- Voyons… regarde ça : « métier de la mode » !
- C’est pour faire di robes et di vitements ?
- Voilà c’est ça !
- Oui ça c’est bien mdame
- Tu apprends a coudre….
- Avec la machine ?
- Oui, c’est bien !
- Non c ‘est pas bien Madame toute la journée ave une machine !
- Bon, et ça pour travailler dans les hopitaux : « hygiène sanitaire et développement, protection de l’environnement », tu pourras travailler avec les personnes agées, les enfants malades…
- Ah oui ça c’est bien ! pour leur donner à manger ou comme infirmièrh ?
- Plutot pour nettoyer la chambre, l’hopital…
- Femme de menage alors ?
- Voilà… mais tu apprends a conduire des machines pour nettoyer le sol !
- Pffff je veux faire la sicourité…
- Non Amina…. Reflechis, couture ou sanitaire…ou "agent de restauration" ! pour la cuisine !
- Et moi Madame je veux faire le travail aussi !
- Non Boumédine, tu es trop jeune ! tu n’as que 14 ans !
- Non j’ai 15 moi Madame !
- Bon, alors quel travail ?
- Mécanicien
- Non tu ne peux pas, il n’y a plus de place.
- Alors pompier
- Non tu n’as pas tes papiers
- Je peux faire boulanger ?
- Mais là aussi il te faut un patron qui t’embauche et tu n’as pas de papier donc tu n’auras pas de patron…
- Alors ilictriciti !
- C’est pareil, il n’y a pas beaucoup de place.
- Comment ça s’appelle Madame celui la qui conduit les bis à la iRiTIPi ?
- Conducteur ? ça je ne sais pas, peut etre…. Mais tu ne veux pas être carreleur, plombier ? il y a de la place là !
- Non je veux conduire un avion !
- Conduire un avion c’est très difficile
- Mais pourquoi c’est difficile de conduire un avion ?
- Il faut parler beaucoup de langues être fort en math
- Mais ji parle arabe français… un ptit peu l’anglais… en math j’ai 12
- Non Boumédine, il faut être très très fort….
- Alors je veux être docteur, pour toucher les filles !
- Il faut être fort en math aussi pour toucher les filles !
- Ah bon ? Alors chauffeur de taxi
- Il faut tes papiers
- Alors boulanger
- Il te faut un patron
- Alors plombier
- Il n’y a plus de place
- Alors je veux être dans danseur
- Non tu es trop gros
- Basketteur
- Trop petit
- Et moi travailler avec les enfants
- Il faut savoir écrire francais
- Et moi reparer les voitures
- Pas de place
- Faire du pain
- Pas de patron
- Assistante sanitaire
- Trop dur !
- Avocat
- N’y pense pas
- Professeur
- HAHAHAHA
- Je veux un talkie walkie pour faire comme dans li films !
- Double amendement
- Carreleur ! ingénieur ! conducteur ! mosaïste ! couvreur ! peintre ! ébéniste ! tailleur de pierres !
- C’est trop loin. Trop dur, trop cher, pas de place… !!!!! « Agent polyvalent de restauration » par contre !
- C’est quoi ?
- Tu donnes à manger à la cantine comme les gens qui nous servent là tu sais ? comme ç atu travailles avec les enfants ! ou "Solier-moquettiste" Tu mets de la moquette c’est vachement bien ! tu fais de beaux sols, tout doux…. « Gestion des déchets et propreté urbaine ! »
- Ca veut dire quoi ?
- Laisse tomber…. « Installation thermique et technicien de maintenance des surfaces d’isolation » ! "Installateur sanitaire"
- Ca veut dire quoi ?
- Plombier… T’as les mains dans la merde ! de toute façon t’es dans la merde, t’ es arabe, t’es noir, ou pakos, on veut pas de toi ! tu parles pas français, t’as pas de papier, tu feras ce que l’on te dit de faire et puis toi Amina tu vas te marier dans 1 an alors fais pas chier ! de toute façon après avoir étudié 3 ans on vous foutra dehors, votre CAP vous l’aurez même pas car vos parents vont se faire exclure et vous avec et vous ne ferez rien rien rien que de torcher des culs aux vieux, nettoyer le sol ou poser des carreaux c’est comme ça ! et vous vivrez au black, sans papier planqués et moi j’ai les boules bordel d’avoir que ça à vous offrir… les boules….
- Alors Madame je vais faire comme mon cousin, il a plein d’argent, il travaille pas, il a des filles, il a une grosse voiture…. Il vend la drogue mon pote, c’est ça l’argent !
- T’as raison, Boumédine, vends du shit…tu gagneras 10 fois plus que moi, et fais moi un çomor stp tant que tu y es….

VILLES.....

Vitry, l enfance et Marseille aussi
Vitry le gris
Et Marseille bleue jaune blanche éblouissante parée d'une lumière insoutenable, dorée et insolente, les journées derriere les calanques, le Brusq et les méduses à la Pointe Rouge, les Goudes, le vent, mon bonnet d’enfance
Perdu, le cimetière de mon grand père, aussi
Maubuisson, la famille, l’océan qui m’enlace et à jamais me séduit, les pins… le vent… le feu…
Maubuisson, le cimetière de l'innocence, aussi
Vitry, Ivry, le rap, les graf et les cages d’escalier, le collège le café au lait
Vitry, l’adolescence, rejeter ma racine, la rouler et fumer, pleurer, crier, voler.. partir enfin
L’Italie qui traine et la Corse aussi, sourdes et parfois muettes, si présentes, dans la bouche de mes grands mères en délires qui meurent aux hopitaux des deux pôles de notre longue verticale, Paris Marseille,
Sardaigne de ma mère, Naples de mon père, Corse, et France plus proche encore
Autour de mon cou, pendues par une chaine,
Marseille, l’accent qui traine des O ouverts…. Chose, autre, Guillaume, rose…Belle de Mai et Pomme, Dominique et Timone, plus tard, bien plus tard, quand mes larmes inonderont le Vieux Port parce qu’il m’aura quittée
Villes
Qui déposées dorment.
Horizontales
comme le temps
Je verticale
Les cris qui montent au ciel, les kilometres avalés, dévalés, je pleure, je chante, première voiture…
Paris 6è, Ivry, 7 minutes de bonheur allée, 7mn de douleur retour
Maubuisson, douleur, sang, été mais surtout Haine
Maubuisson, fin d’un amour de Tout, un homme en moi déchire…fin d’un amour de Tout
Maubuisson, cauchemar, à genou, allongée, par terre, battue, toujours criant, dormant à même le sol…. 5 ans....
Maubuisson….
Madrid, la Jota, si loin déjà
Madrid encore, Opéra, et même Callao et Retiro, Sol avec toi et Buenos AIres n'est plus si loin, cette nuit éternelle sur les tobogans, les échafaudages, les statues complices, les baisers paniquent et...
Villes, livre a venir
Reposant profondément…
Soeurs des regrets et des peurs
Fantomes de lumière, de couleurs et de gens
Hyères…. Ville échelle, de nous au ciel, vil amour, à jamais renoncée, rendue au passé, rendue, lumière de nous nus sur les rochers mariés, unis, brûlés par les délices du premier jour, nous deux, mon Amour, Levant, Giens, jouis, viens… Adieu
Horizontales villes
Couchées dans la verte vallée de l’étreinte timide d’un souvenir d’enfance,
Ou bien noircies lugubres encaissées dans le gouffre d’une déchirure,
Au flanc d’une colline, que mon désir soulève et que le sien gonflait
Enfin aux bord d’un fleuve que ma peine alimente,
Verticales cités
Aux effluves imagées qui fortes montent à moi
Et puis, soudainement, cosmique je m’eleve,
Au dessus de toi Terre,
Et vous embrasse toutes,
Beauvais et Creil
Grisatres et sans Soleil
Madrid, Maubuisson,
Marseille, Vitry, Hyères...
Quelque fois Tours
Villes mon vil amour
07 mai 2006
Soleil de ma Nuit
mais la musique sur laquelle exulter, je ne la trouve pas
Mais bordel qu'est ce que je voudrais qu'il prenne ma main ce N'importe Qui et qu'il m entraine à travers la piste... je veux qu'il me dise avec un regard autoritaire et sur de lui "viens" et BADAAAAAAAAAAAAAAAAM !!!!
mon corps et son corps comme on fait l'amour, et mes épaules mes lèvres mes cheveux et ma peau tout de moi et partout en moi cela sourirait
quand je tourne sur moi même et me sens à nouveau vivante et le rythme s'accélère et mon corps et son corps et nos doigts enlacés et ses mains sur mes hanches qui me guident et m'attirent me repoussent et me font tourner tourner
tout sourirait en nous

Mais j'ai le corps rouillé, même pas 30 piges et même dans un pieu parfois je sens que c'est plus pareil, les mouvements du bassin... que j'ai un peu la flemme de bouger mon gros cul, d'escalader son corps, le sien ou celui d'un autre, c'est pareil, pour la flemme
Et quand je danse voilà, idem.... musique ou partenaire... j'ai le cul flegmatique, nonchalent et feignant.
Mais le désir est là.

J'ai gagné ce soir, ils sont tous venus, meme si je m'en foutais, merci les mecs bien joué, ego remonté a bloc, je suis bonne ce soir mais je voulais danser, et hier aussi et comme je n'ai pas pu, le pluie pourtant m'en donne souvent envie car elle est rythme, et comme je n'ai pas pu je n'arrive pas a dormir
je me suis balladée dans beaucoup de blogs et me suis demandé comment et que dire encore et puis je m en fous, je m'en fous ce soir d'etre lue de lire d'ecrire c'est un besoin pas un challenge alors je fais danser mes doigts sur le clavier Marilou Goodbye et je t aime ce soir et j ai envie d'être menée par des doigts au bout de mes doigts et d'onduler et onduler encore et un pied au Mexique déjà et l'autre dans l'Altlantique, être soudain Géante et telle Atlas m'élever, la tête dans le ciel, si loin, profond et noir, le brandir à bout de bras, nue surplombant la Terre ou le soleil serait au zenith, danser primitive sauvage... faire vibrer le sol de mes coups de talons, crier hurler tourner et rire rire comme une pure joie
Seule bientot et libre enfin je danserai, dans des lits inconnus, des bras inconnus, des langues et des sourires inédits, libre à moi meme dansant, ma faim est celle d'une danse échevelée, emportée, éventée et comme le vent attise mon désir et surtout caresse mon corps toujors faisant pointer mes seins me cambrant face au ciel tu me possèderas comme je me dépossède,
t'offrant ma chaleur comme tu me donnes la tienne face au soleil, la lumière de la mer et nous deux nous deux quand nous disparaitrons je renaitrai a moi meme enfin totalement rendue
Mais pour l instant danser mon amour dans tes bras comme hier même si ma tête tournait trop et que je titubais (souviens toi de ce soir ou nous traversames la foret pour tomber à terre et nous embrasser sous la lune comme des grands) et comme tout disparait quand je suis dans tes bras ridicules (si !), danser comme avec ce black qui puait trop pourtant, danser comme ce soir avec ce mexicain qui ne savait comment me faire tourner malgré ces beaux yeux noirs et danser comme cette nuit quand tu étais en moi
Bordel comment dormir...?

Je vais aller dans ma maison, lointaine, maison cachée, bleue ou verte selon les yeux, je vous mettrai une photo et vous me direz, je vais aller dans ma maison, me cacher aux yeux de tous, ce sera bientot, elle et moi, elle me prendra dans les immenses murs de ses bras rassurants, les lattes de lambris viendront caresser mes cheveux la nuit dans le nid de ma chambre jaune, et, et, et.... les flamme me chanteront à l'oreille une douce berceuse aux accents du souviens toi et je regarderai dehors par la terrasse, ferai porter ma mauvaise vue au plus loin de l'obscurité sur la terrasse, à travers les pins qui danseront aussi, avec moi alors, le ballet s'engagera, comme à l'accoutumée...
- Mademoiselle, me diront-ils, tendant leurs branches vers ma main
- Messieurs, je suis a vous
Alors dans le silence de ma forêt, cachée, isolée de tous, et personne ne nous verra, personne ne saura jamais si je ments, j'écris ou je raconte, je danserai, nue si une canicule meurtriere me le permet, et ma danse coutera la vie à des milliers de vieux et je m'en excuse, qui se sacrifieront pour un de mes instants de rêve, alors je danserai, nue sur ma terrasse, dans la nuit, sous les étoiles, les pins et moi, une nouvelle fois.... Belle de Nuit disait mon grand pere, il en avait planté sous la terrasse, pour moi, et elles sont mortes et lui aussi...

- Vous dansez si bien Mademoiselle
- Merci, vous êtes d'excellents cavaliers, vous sentez si bon
- Oh n'exagerez rien... Vous nous avez manqué
- J'ai pensé à vous chaque nuit, chaque soir ou je crevais de gris, loin à Paris... et je vous avais filmé dansant, alors je vous regardais, et je vous disais "j'arrive"
- Et vous êtes là
- Oui enfin...
- Enfin oui....
Alors mon texte s'arretera pour de longs mois, je serai loin de vous, plus rien n'aura de forme, comme cette ecriture, libérée de contrainte et je disparaitrai enfin, enfin... pour respirer si loin.
Les moineaux se réveillent...
Le jour se lève, il faut tenter de vivre....
J'arrive....
je vais plonger à la recherche de ton odeur, et danser immobile jusqu'à demain matin...

ps : 05h01... que faites vous... ? venez je vous invite... la >>>>>>>>

06 mai 2006
Kairos....

Juste.... la douceur d'un matin aux chants des moineaux... douceur....? agacement du piaillement tonitruant à nos têtes encore prises dans l'étau du rhum orange rhum coca pastis champagne.... grisés de désir et de fatigue puisque nos bouches enfin s'unissent...
Juste dire.... la douceur de nos "peaux" malgré mes crampes douloureuses qui me crispaient en deux...
Juste encore... se sentir enfin à une place qui a tout l'air d'être la sienne, pour un jour ou pour 100, être ouatés de tendresse, comme un petit matin du monde, adolescents nus sur les draps, sous les draps, draps par terre "t'as encore défait le lit !", couvertures entrelacées et jambes léchées par les flammes de nos "peaux" caressées, l'une à l'autre reprises rendues, insomnies de caresses "c'est toi qui as l'eau ? (mon chéri)" et inspirer nos odeurs comme on prendrait un raï de coke, et glisser ta main sur ma main sur mes seins sur le long dans dedans plus mmmm... à travers et froler l'incroyable douceur si délicate presque fragile translucide de ta "peau" presqu'une membrane, presque comme l'aile d'un insecte, vulnérable à donner envie de mordre d'arracher de griffer ou rien, ou juste...
Poser sa tête, chercher ton odeur que je ne trouverai que sur ton pull, plus tard, que j'aspirerai comme tu aspires mes culottes et oublier, pour me te retrouver plus tard, demain, ailleurs, jamais peut-être, O toi que j'eusse aimé, O toi qui le savais....
Rechercher le temps, comme me disait Alex, chercher le temps toujours, perdu, à venir, perdu surtout, celui des gens, et dans tes bras, l'abolir surtout, n'être qu'instant... Kairos....

05 mai 2006
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Bonheur, comme heureux, vient de heur, rare car vieilli en français (...depuis le XVIIe siècle !), qui désigne "la bonne fortune", "la chance". On ne trouve plus guère ce terme heur que dans l'expression avoir l'heur de plaire à quelqu'un : ainsi, je n'ai pas eu l'heur de plaire à ce monsieur, signifie que je n'ai pas eu la chance de lui plaire, et laisse entendre, ironiquement, que le monsieur n'est pas très commode, mais surtout que son jugement est passablement imprévisible...
Le français heur dérive phonétiquement du latin augurium, "augure", "présage" (favorable ou non), qui prend plus spécialement un sens positif : "bon présage", "bonne fortune", "chance", "occasion heureuse". L'homme heureux, en ce sens initial, peut donc... s'estimer heureux de bénéficier ainsi d'un destin favorable, ou, plus modestement, dans une circonstance de la vie, d'avoir eu... la main heureuse.
Le mot heureuseté n'a pas pris (...malheureusement, diront certains, par bonheur diront les autres !), et c'est le mot bonheur qui s'est très tôt imposé en français (en métropole du moins) pour désigner l'état de celui qui est heureux. Littéralement, le bonheur désigne donc "la bonne fortune", "la chance" - comme dans l'expression par bonheur (ou porter bonheur) et l'expression "au petit bonheur la chance" est ainsi une sorte de pléonasme.Un enchainement de plaisirs, c'est déjà pas si mal non...?
04 mai 2006
IMMIGRATION JETABLE
je pourrais recommencer cette année, pour defendre mes petites et rares convictions politiques, toutes inargumentées, idéologiques et jamais défendables car rarement documentées.
Sauf peut etre en ce qui concerne l immigration
3 millions en France d'immigrés, cela n'a pas changé depuis plus de 10 ans, la France est un des pays d'Europe qui régularise le moins, un des plus sévère en matière d'immigration (double peine notamment) et voilà les lois Sarkozy qui vont en rajouter.
Je travaille avec des classes d'accueil (primo arrivants) et pour eux, et ils en sont conscients, être en France est une sacrée aubaine.Ce sont de loin les élèves les plus respectueux et travailleurs de chaque établissement, à l'origine bien sur, avant que l'effet banlieue hlm les bousille un peu.
Pas un d'entre eux ne crache sur la Terre d'accueil.
Au départ j'entends, et je parle des maghrébins, des sub sahariens, indiens, pakistanais, turcs, haitiens, chinois etc.
Pour la plupart, sachez si cela vous interesse, qu'ils sont orphelins, souvent des deux parents, ou d'un seul, ou alors encore qu'ils sont échappés d'un pays en conflits et qu'à 12 ans ils ont dejà vu plus d'horreur que nous n'en verrons sans doute jamais dans notre vie, souvent en outre, cette horreur etait tournée contre leurs proches. La plupart fuient des régimes politiques ou des situations familiales difficiles (divorces pour les magrhébines par ex.)
Oui je généralise un peu. Mais un peu puisque dans ma classe de 20 élèves, seuls 4 ont leurs parents, ici, avec eux... et puis la généralisation, c'est une arme des adversaires alors autant en faire usage, surtout quand elle comporte une si grosse par de vérité en l'occurrence...
Au bout de 2 ou 3 étés passés en banlieue parisienne, la France est conspuée huée haïe rejetée, le gentil élève qui vous apportait des gateaux pour l'Aîd est devenu une mechante racaille qui fait froid dans le dos... pourquoi ? je n'en sais rien, on ne sait pas les intégrer, certes... on leur dit : travaille, intègre toi, sois francais, et repars chez toi... formation a partir de 16 ans, et pas avant et s'ils ne parlent pas français, ils errent de bahut en bahut, échec scolaire, déscolarisation, pas de papiers donc pas de patrons pour les formations, rues...
Pas de papiers pas de patron, et pourtant le projet de loi de Sarkozy entend bien expulser les enfants scolarisés ! ceux qui apprennent un métier (et cela va totalement en contradiction avec le tri par le CV qu'il veut imposer au migrants) alors qu'avant un enfant scolarisé avait la garantie de pouvoir poursuivre ses études en France.
Poursuivre ses études, car on lui refuse l'asile politique à cet ivoirien, ce sierra leonien, alors son seul espoir c'est poursuivre ses études pour ne pas rentrer seul quand il lui a couté 3 ans de travail de forçat de se payer un faux passeport pour arriver là, chez nous, a 16 ans, après avoir assisté à l'assassinat de ses parents....
Bref je ne vais pas m'attarder plus longtemps, je suis leur prof et je les connais, et loin des discours tout faits que vous entendrez de nombre de gens qui n'ont jamais fréquenté ces populations croyez moi, beaucoup aiment notre pays, le respectent et souhaitent s'y épanouir en toute harmonie, devenir francais.
Voici donc le lien vers la pétition contre l'expulsion des élèves migrants sans papiers, ajoutons-y une close de démission de notre actuel ministre de l'interieur...
Prostitution
Auréole.
Gloriole glaireuse du blog, je lis Hell, sorte d'Orange mécanique raté de la Jet Set ou Bob Sinclar remplace Beethoven, ou la violence est celle de l'immorale vénération du luxe, ou le verlan incarne la décadence pour pallier le style lui-même qui ne parvient pas à imager par pauvreté lexicale et rhétorique, et je trouve ca nul a chier et pourtant par moment, je me dis que si sur mon blog j'avais ecrit moi aussi "L'amour c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme.....", j'aurais pu recevoir des commentaires ou des mails me disant, "he pas mal ! qu'est ce que tu ecris bien !"

Prends un livre, un vrai j'entends, ouvre le, et regarde ton blog, pleure...
Prostituée oui, écrire comme je baise, cédant à l'instinct primitif d'assouvir un désir, ce ne sera pas si mal fait et même recevable car la plupart n'écrivent pas, ou ont peur de tout au pieu... et moi trop peu peur, sauf de m'avouer et m'ouvrir (le coeur bien sur, pas la chatte dont le trou est aussi élargi que la mer Rouge lors du passage de Moise).
Et c'est ce que disait Franck, il y a tout sauf toi ici, comme au lit, il y a tous mes moi, sauf moi.... Je ne sais pas Etre présente, je ne sais qu'etre au passé.
Faire l amour et ecrire, encore et toujours, enchainer les posts et les mecs, positions, postures et écritures, consommer...
Je consomme, mes nuits d'amour, ou mes nuits d'ecriture, je prends autant de malin plaisir a agiter mes doigts sur le clavier qu'a avoir un sexe dans la main, ou la bouche....
Pour etre lue, pour etre aimée, j'ai sucé, j'ai rimé....
misère... Le livre à venir, et l'amour, ou se sont ils encore perdus...?
Je n'ai pas envie pourtant, mais je le fais, je me dis que je dois cesser, cesser, qu'il faut que je perde le reflexe de le porter à ma bouche, à chaque instant, quelqu'il soit, que je perde le reflexe de me vautrer sur mon clavier, dans un pieu, que c'est devenu une maniere d'offrir sans rien donner, commerciale.
Je n'aime pas ça, ni ma manière de faire l'amour qui ressemble à tout sauf à de l'amour, ni mon écriture, qui donne l'illusion d'en être une, mais ne Crée rien, ne suscite rien.
Et je cède, chaque jour. Aujourd'hui aussi, je l'ai porté à ma bouche et bouffé à mort, et je m'en veux deja, et je m'acharnais dessus, mastiquant, sucant, mordant, aspirant, avalant, le sang et le reste avec, et j'avais mauvaise conscience et pourtant, j'y retourne, j en prends un autre et encore un, et je ne peux les oter de mes levres et meme s'ils souffrent et moi aussi, je les bouffe...les enchaine... sans amour, pleine de rancoeur, me détruisant... doucement... vibrant de m'amputer, antropophage...
jusqu'a en avoir mal d'ecrire, jusqu'à ne plus pouvoir, physiquement, taper sur le clavier et raconter....
prostituée... bouche béante, doigts saignants, bouche toujours prête à avaler
l'âme, le corps....
il faut vraiment que j'arrête de me ronger les ongles...
03 mai 2006
moustiques crèmes et coups de soleil.... (ou no sex on the country)
- Ah non je ne te crois pas, c'est sur moi qu'ils viennent tout le temps !
- Attends, une fois avec ma mère et ma soeur, on est parties faire du camping dans le sud, et j'ai compté : 72 piqûres j'avais !
- Ah ouai pas mal, je reconnais, je reconnais mais regarde CLAC, celui-là, il est pour moi par exemple !

- Ouai mais je me suis fait piqué dejà trois fois ce soir moi ! Et pourtant j'ai mis de la citronnelle !!! (regard admiratif des comparses, hochements de tête, "citronnelle" "oui 72" "imbattable")
- Il parait que les gens qui se font piquer ont un sang de meilleure qualité, une enzime ou une substance chimique quelconque (et oui c'est ça le but insidieux de ce débat en vérité : au trophée, toujours une superiorité génétique, un désir eugénique avec sa gueule comme modèle malgré l'inconvénient des moustiques)
Je tente un : ah ouai, c'est comme les mecs qui font du sport qui ont moins de gout dans le sperme car ils brulent des toxines or c'est ça qui donne le gout au sperme, parait...

On me regarde du style : bordel elle parle encore de cul... bon... ok ok regardons nos pieds, ravivons le feu dans la cheminée....
Intervention d'une 3eme cependant :
- Aie, je viens de me faire piquer moi aussi sur la cheville, ah le salop, regardez moi cet énorme bouton la !

- Un "Fais voir ton bouton ? mais il est énorme !!!" polyphonique s'élève dans ma salle à manger. C'est diiiiiiiiiiingue ! (elle en serait presque fière)
- Mais t'as les pieds hyper plats c'est fou ! (et voilà on enchaine sur les pieds plats)
- Ah j'aime pas les pieds cela me dégoute les orteils, c'est trop moche !
- Ah bon-in ? pourquoi ? c'est naturel des pieds ? fais voir tes pieds toi ? ah c'est marrant tu as les pieds à la grecque !

- 9a veut dire quoi les pieds à la grecque ?
- Bein c'est comme Lunar regarde, Lunar fais voir tes pieds, tu vois elle a le 2eme orteil qui dépasse !
- Ah ouai c'est fou ! Dis donc Lunar t'as les pieds super plats toi aussi non ? fais voir mets toi debout ! fais voir, ah ouaiii je vois pas pousse toi... ah ouai, dis donc t'as de sacrés coups de soleil !
- Ouai j'ai cramé
- Putain moi aussi j'ai trop trop mal la, regardez la trace !
- Hhhhaaaaaannnn t'es folle ! mets de la crème non ?
- Bein ça y est ! mais je vais avoir trop mal cette nuit ! je suis si rouge que ça ?
- Bein oui va te voir dans un miroir ! (cool une occase de se miiiirrreeerrr)
- Ah ouai merde c'est abusé comme j'ai cramé (je commence à saturer la....)

- Ca me rappelle l'an dernier avec ma mère et ma soeur, quand on est allées faire du campinge, on s'est endormies au soleil, et alors la, on avait la trace des lunettes c'etait horrible oh lala au camping on avait l'air beeeeetes !
- Moi je ne prends jamais de coups de soleil !
- T'as du bol !
- Moi j'ai une super crème pour ça !
En choeur : AH OUAI !!!!! C EST QUOI ????
- C'est une crème Givenchy !
- AH bon mais c'est pas un peu cher ça ?
- Non 72 euros les 20cl ça va, c'est important la peau
- C'est clair....
- Aie aie aie Lunar ton chien il pue !

- Eh oui
- Puis il vient toujours vers moi, comme les moustiques
- Ah bon ? moi les chiens ils viennent jamais vers moi. Y avait une mémé hier dans la rue elle avait un Yorkshire et il a au peur quand je suis passée !
- AH bon ? c'est fou ça.....
etc !
bordel les filles faites un effort....
Ha ha famille heureuse...
- Eh oui enfin Coco, ça fait 20 ans qu'il est mort !
- Ah bon ? ça alors, peuchère....
Il promène son regard sur les articles de son journal, en lit un puis soudain, c'est comme s'il avait une révélation, ses yeux s'écarquillent et le voici qui s'écrit :
- Ohou, il est mort Gaston Deferre ? pas possible !
-Eeeh oui il est mort papa, ça fait déjà 20 ans tu te souviens pas ?
- Eh non pardis !
Puis il reprend sa lecture, lunettes de vieux sur le nez, bouche pateuse agitée par un tic au bruit aqueux des muqueuses buccales qu'on frotte et fait claquer.
Son "fils" décide alors de se livrer à un test, par curiosité, par desespoir sans doute, parce qu'il a trop fumé aussi et qu'il a décidé de rire du malheur qui s'acharne contre lui depuis qu'il est sorti de sa mère, la pute, engrossée par son père, mort en tôle. Il tourne une page du journal puis revient à l'article en question. Même cause même effet :
- Pas possible té, ti as vu ça ? Il est mort Gaston Deferre !
- Non ? fais voir, dit-il malicieux. Il se penche sur le journal, tourne la page précédente et le remet entre les mains de Coco, qui retombe pour la 4ème fois sur la mort de Gaston Deferre, il se passe 3 minutes entre chaque, maximum.
Rentre le deuxième fils de Coco, naturel celui-là, que l'on pourrait soupçonner d'être plus probe or, il se prend au jeu et les voici tous les deux à jouer au manège du Gaston Deferre
-Oh vous avez vu ? Il est mort Gaston Deferre ! lequel n'en cesse plus de mourir et mourir encore et doit se retourner dans sa tombe car tant de convocations instantannées ne laissent pas
le temps à sa pauvre âme bien trop sollicitée en ce jour de comémoration de faire d'aussi rapides aller-retour entre le Vieux Port et chez Coco, qui le convoque chaque 3 minutes...
Mais il est bientôt 18h, et Coco soudain se souvient qu'il est l'heure d'aller travailler, faire son métier de chauffeur de train nocturne pour la RTM.
- Bon allez, donne moi ma blouse je pars au travail, se lève-t-il.
- Comment mais tu ne travailles plus !
- Comment ça je ne travaille plus, et oui je travaille pardis ! Allez donne moi ma blouse.
- Eééh naaaann tu travailles plus Coco !
Son fils change de stratégie : Aujourd'hui tu ne travailles pas, la dame a appelé pour dire que tu étais remplacé ce soir.
- AH bon ? bon bé ça va alors. Il retombe et prend le journal et là....
- Ohou...! pas possible ! il est mort Gaston Deferre !
Alors n'y tenant plus ils éclatent de rire, s'arrachent le journal, le font tourner en bourrique. L'appartement est exigü, misérable, la télé gueule et soudain :
- Bon allez donne moi la clef, je dois rentrer voir ma femme, dit-il à sa femme. Alors il faut que quelqu'un se fasse le complice de ses délires car si vous le maintenez enfermé, il va essayer d'ouvrir la porte et cela donnera ceci :
- Ou tu l'as mise la clef ? Et pourquoi tu m'ouvres pas ? Ma femme m'attend, allez donne la moi cette clef. Mais tu vas me la donner oui ?
- Assieds toi je te la donne va, tiens lis le journal
- Mais qui tu es toi ?
- Je suis ton fils
- Ah bon, tu es René alors ?
- Non Fred
- Ah et René c'est qui ? Oh vé ! pas possible regarde ! Il est mort Gaston Deferre ! Fan ! Bon je dois aller travailler, ils vont pas en revenir qu'il est mort, dis René donne moi la clef que j'aille travailler, ma femme m'attend... ça alors, Gaston Deferre quand même, alors tu me la donnes cette clef que j'aille travailler oui ?
Il était boxeur, il a alzheimer, merci marie jeanne de nous faire rire de tout... 20 ans déjà, sacré Gaston....
Samedi 06 mai : Journée spéciale Gaston Defferre | |
Le 7 mai 1986 s'éteignait Gaston Defferre. Pour célébrer le 20ème anniversaire de sa mort, France 3 Méditerranée lui consacre une journée exceptionnelle. Les trois parties du documentaire "Marseille façon Defferre" seront diffusées. L'émission Témoin reviendra sur le bilan politique de cette figure de la politique Française |
8h25... mon amour
Elle parvient difficilement à se concentrer sur ce qu' il fait à son corps, sa peau, ses doigts farfouillant son sexe, les lèvres de son sexe, leurs intérieurs si doux, le petit bouton de son sexe, les contours du trou de son sexe et enfin le trou lui même de son sexe, dans lequel son doigt, au même moment où elle est supposée entrer en scène, entre en elle. Elle gémit et entend simultanément, comme le glas de sa mauvaise conscience professionnelle, la sonnerie de l'école primaire en bas de chez elle, qui marque l'instant précis où elle est Mme Lunar et dit à ses élèves "Bonjouuuuur" chaleureusement...
Elle les imagine l'attendre, inquiets, guettant son apparition au portail, fomente déjà le projet de son mensonge à son proviseur, et d'un profond soupir et d'un mouvement de rein qui enfonce encore plus profondément en elle le Doigt de Dieu chasse hors d'elle le remord les pensées parasites qui entravent l'arrivée du plaisir extrême.
Car elle a besoin de jouir, elle le sait, elle a besoin psychiquement, physiquement, phsychologiquement, nerveusement, émotionnellement de jouir depuis des jours et des mois, des années même, trop pauvres en orgasmes non onaniques.
Quand enfin, a force de guider sa main et son propre esprit sur le but ultime de ses minutes de rab au pieu, elle finit par sentir les spasmes mécaniques de ses muscles scander en son corps, qu'elle sent cette douce et forte tension qui se libère, et retombe enfin, immédiatement, elle balaie en son for intérieur, du revers d'un profond soupir, le moindre espoir d'aimer cet homme ; même se blottir à nouveau contre lui comme elle se plait pourtant souvent à le faire lui parait inconcevable, et malgré elle, insidieusement, une envie monte qu'elle reconnait bien, celle, irrésistible, jouissance ultime parmi les jouissances, de faire pivoter sa tête a 180° et de grignoter, méthodiquement, la sienne, faisant craquer son crâne sous ses dents, enucléant son doux visage, recrachant par boulettes ses cheveux et ses dents mêlés... pour lui voler son âme, et sa force.

02 mai 2006
Burbuja IV
Elle percevait déjà les prémisses abstraites et quasiment imperceptibles, ténues, d'un je ne sais qui qui la distinguait de ses semblables, mais cela n'avait jamais été jusqu'alors que le ressac d'un doute contre sa raison, comme un parfum enivrant dont l'odeur s'impose parfois de façon imprévisible au souvenir.
C'était juste là, un constat, incompressible, irréductible. Elle n'était plus que ce questionnement, une pensée jamais initiée, sans logique, sans fin, sans devenir non plus, mouvante autant qu'absurde, de ces pensées fugaces aux reflets morts dorés.
"Donne moi la main mon amour, chantait-elle, car aujourd'hui j'ai peur de plier jusqu' à me rompre, me rompre, me briser"
Au fond d'elle-même, elle percevait un appel, il fallait qu'elle apprenne, elle avait toujours su qu'un jour, il faudrait qu'elle s'y attelle à faire face à ce qu'elle redoutait, ouvrir ses yeux oranges aux reflets mordorés, et affronter le Noir, le trop grand Jour aussi, éveiller l'Etre de Lumière et l'Etre d'obscurité qui sommeillaient en elle, les confronter, les meler, essayer l'alchimie de ce qui est tu et de ce qui parle, trouver de quoi en faire une mélodie des plus harmonieuse, ou alors, il lui faudrait, comme à nous tous, pauvres U.mains rescapés d'avant l'Ere Mixte, inventer ses propres notes, originelles, celles qui feraient que la musique de son âme deviendrait recevable et ne heurterait plus l'oreille.
La sienne au mien, la mienne au mieux.
"Donne moi ta main mon amour et pose la sur mon sein car aujourd' hui j'ai froid malgré la brulure brulure de toi" soufflait-elle
Elle n'en était pas là, elle n'était encore qu'à l'aube blanchâtre de la Connaissance et celle qui avait joué le rôle de Prométhée avait été sa mère dont la voix résonnait encore à ses oreilles pour lui révéler le terrible secret de son altérité, de sa différence "Nous ne savons toujours pas ma fille quelles en seront seront les conséquences", lui avait-elle dit
Burbuja savait que désormais elle avait à parcourir une longue droite courbe tout en spirales qui ne la conduirait non plus vers le monde, mais qui mènerait le monde en elle. Alors à travers les vitraux de son corps, la douce lumière jaune, bleue, rouge, verte, filtrerait pour éclairer étrangement ce qui était resté dans l'Ombre, aujourd'hui, demain, dans un an peut etre dix, il lui faudrait, de toute façon, de quelque façon que ce soit, ouvrir ses yeux d'argent sur l'inquiétante obscurité du mystère de son être, et lui imposer la sévère couleur du jeu des pâles lueurs vitreuses auxquelles se révèle le pire, rarement le meilleur ... : qu'était-elle ? qui l'avait ainsi créee que jamais, non jamais, elle ne réagissait comme ses semblables, que ce qui les émouvait la laissait froide, ce qui les effrayait la rassurait, ce qui les attristait la consolait.... et d'ou venait qu'elle se sentait toujours ailleurs, douloureusement ailleurs, même au plus proche d'eux ?
"Donne moi la main mon amour car aujourd' hui m'effraie si tu es loin de moi de moi, plus rien ne me déploie déploie" pleurait-elle
Bientot la vérité lui serait révélée... bientot, elle comprendrait qu'il valait peut etre mieux ne pas apprendre... Burbuja devait faire éclater sa sphère et corrompre ses Moi.
Car si pour eux la question était "pourquoi ? " pour elle c'était "QUAND" ?
"Donne moi la main mon amour, le vide me fait écho, retiens moi mon trésor, reste au delà de moi, ne lache pas ma main, vois, tu t'en vas déjà" sourit-elle.
01 mai 2006
WEEK BEGINING ANd END

Il m'a dit un jour, mon unique amour, de ces choses qu'Ils nous ont dites, à chacune d'entre nous, et dont on caresse l'écho comme des "doudous", notre petit univers de mots doux, dont la voix est enfouie secrètement au plus profond de nous même, de ces joyaux intimes, dans ces boyaux infirmes, dans une boite à bijoux... Il m'a dit, après m'avoir longuement regardée venir à lui, lui qui me regardait sans cesse, souvent à mon insu alors qu'inquiète je le cherchais : "Quand tu marches, vers moi, tout le monde te regarde, tu dégages quelque chose que les autres n'ont pas"
Il savait me rendre belle, me rendre femme, par moment, faire de moi cette femme que je voudrais toujours être, à chaque instant, à chaque moi. Sans jamais de crasse, jamais defroquée, jamais mal coiffée, jamais fatiguée ou comme une belle morte....
Quand je marche, dans les rues, souvent ses mots me reviennent et c'est ainsi que je voudrais être regardée, belle, ayant quelque chose que les autres n'ont pas.
Quand je marche, souvent je pense à ses mots, à mon unique amour, et je me dis c'en est fini, tu ne marches plus comme portée par l'amour, ne voyant plus que lui, plus belle que jamais, avec insolence et défi... cette beauté que l'amour seul confère aux femmes.
Je traversais la vaste pièce, samedi, dans ma robe de soirée, et je me disais "tu es plus jolie qu'à ton ordinaire mais tu n'es rien qu'une trentenaire après tout" Une trentenaire... je le sens bien. Quand je me vois dans un miroir aussi dans la rue je me fais cet effet là d'être une jeune femme dynamique, que la couleur sur ses vêtements ne dénonce plus, à la démarche plus assurée, que les coupes ratées chez le coiffeur ne dépriment plus, qui a apprivoisé le mystère de bien des choses ce qui revient à dire qu'elle a accepté de lui laisser sa part, réconciliée avec ses lacunes, ses doutes, ses regrets, ses failles, qui ne craint plus les hommes, ni les distances, ni le temps, ni la douleur, qui assume ses boulimies de fringues, qui est censée aussi accepter son corps (mais là ca bloque encore, un corps toujours alien qui jamais n'a trouvé sa place). Oui, cette jeune femme à présent c'est moi, qui sais ou je vais, pourquoi, avec qui et surtout, surtout jusqu'ou aller. Je ne suis pas sure que cela me plaise, cette étiquette de trentenaire, mais je m'y vautre, encore un cliché.
J'étais à ce mariage et je me disais que j'aimerais aussi offrir à mes parents cette certitude que leur fille pourra être aimée, leur offrir ce bonheur de me voir en blanc sortir de la mairie aux bras de mon aimé, j'aimerais offrir à mes parents ces petits enfants qu'ils attendant tant et auxquels ils pensent à chaque fois qu'ils prennent un enfant dans leurs bras.
Mais non.
* * * * * * *
Ce soir ma tristesse avait pour fond sonore un concerto pour "crissements et souffles" dans le TGV qui me ramenait sur Paris. Le grincement du chassis entre les wagons, le souffle d'une mystérieuse dépressurisation, le crissement des freins sur les rails, le feulement de je ne sais quel materiau aérien, et le tchou tchou régulier de la marche du train. Le grincement du chassis entre les wagons, le souffle d'une mystérieuse dépressurisation, le crissement des freins sur les rails, le feulement de je ne sais quel materiau aérien, et le tchou tchou régulier de la marche du train. Le grincement du chassis entre les wagons, le souffle d'une mystérieuse dépressurisation, le crissement des freins sur les rails, le feulement de je ne sais quel materiau aérien, et le tchou tchou régulier de la marche du train. Le grincement du chassis entre les wagons, le souffle d'une mystérieuse...
Musique inquiétante d'un vaisseau fantôme qui berçait mon âme endolorie, sans raison. Ou presque.
Avant on me disait aussi "tu a l'air hautain et fier, une expression de mépris"
C'était avant la haine, la haine m'a sauvée.
J'ai eu cette chance de haïr jeune, de haïr tot, une haine à en crever, à élaborer des plans de vengeance à la Park Chan-Wook, à n'en pas dormir, à penser n'en jamais guérir, à en avoir le ventre en feu du mal que l'on m'avait fait. Des années, cela a duré 5 ans, 5 ans à me demander comment rétablir l'équilibre dans le monde en supprimant mes oppresseurs jusqu'à ce que je comprenne que l'équilibre était à rétablir en moi, et non à l'exterieur...
La haine fut une chance, une rencontre. C'était explorer un monde nouveau, de création, de sensations. C'était surtout un bon entrainement pour la suite, la sale suite, celle qu'on arrive pas à éviter, la mort, les coups de crasse, les injustices, la peine...
Quand on l'a vaincu ce reflexe de colère, il ne nous reste plus que la tristesse : la Haine était une soupape de sécurité, un coupe-feu contre la douleur. Elle a abdiqué, et maintenant j'ai les yeux tristes, me dit-on. Plus rien ne me préserve de la douleur, Dieu merci, je souffre. Dieu merci, je suis fragile à nouveau et je dors en paix.
Mais le cafard, la nostalgie, la déception... je sais investir ces sentiments mieux que quiconque. Je sais dialoguer avec eux comme on discuterait avec des vieux amis, les convaincre de rester un peu encore à me tenir compagnie, au creux de moi. Parfois je sais les chasser d'un revers de main, parfois au contraire je sais les retenir et me lover dans l'attente, flirter avec le mensonge, valser avec la deception, masturber le doute, ou encore caliner la rancoeur. Ce soir, le concerto pour "crissements et souffles" du TGV était l'expression sonore de ma mélancolie, et sur la vitre du train, tour à tour j'observais mon reflet ou bien passant à travers, contemplais l'horizon.
* * * * * * *
"On se retrouve où ?" chuchote ma voisine au téléphone.
Je me dis il ne va pas venir et je ne veux pas le savoir, je ne veux pas entendre sa voix me dire Lunarella pas ce soir je suis fatigué. Je n'écoute jamais mon répondeur, je n'aime pas les désistements, autant que les aurevoir. Je me dis que je ne répondrais pas que que je saurai s'il appelle qu'il ne vient pas car s'il venait il ne me le dirait pas.
Les hommes sont nuls en surprise, ils n'en font jamais ou alors les font toujours au mauvais moment et après n'osent plus en faire sous le coup des reproches, pleins qu'ils sont de mauvaise fois. Lorsqu'ils se lancent à en faire une, ils se débrouillent pour joindre l'utile à l'agréable : pour calmer un doute ou rassurer un manque de confiance (oui je suis venu te retrouver dans ce café avec ton ami Pierre mais apres tu me dis que je ne te fais jamais de surprise !) ou encore nous piéger ou nous surprendre.
Jamais ils ne sont à la sortie du train pour porter notre sac, jamais à la sortie du travail pour nous enlacer et affronter avec nous les embouteillages (à moins que ce soit une manière de marquer son territoire si malinement quelques jours auparavant on a évoqué un charmant collègue).
Je me disais je ne veux pas entendre ta voix me dire non pas ce soir je suis fatigué toi qui dis que je t ai manqué si fort.
Mais je n'ai pas eu le choix, j'ai récu un sms, un ridicule petit sms, même pas ta voix. Et malgré moi cela m'a fait mal, et je me suis detestée d'avoir mal et d'être capricieuse et en même temps, j'ai eu mal et je suis capricieuse... j'aurais préféré t'en vouloir, te detester, ou mieux, m'en foutre car si je ne t'aime pas, pourquoi ai-je mal ?
Je me disais, vieille ado immuable, que suis je...? et je répondais à cette aporie escatologique par une angoisse plus ridicule : pourquoi n'ai je de place nulle part, auprès de personne ?
Je pensais aussi, pessimiste chevronnée, mes amis ne sont encore plus les mêmes que l'an passé, mes mecs non plus, et poursuivais éhontément depressive quoique toujours égocentrique : je ne suis personne, à ce mariage j'étais seule parmi la foule. Ma pensée triture les replis de ses propres ressorts quand nostalgique j'en arrive à me dire : je ne suis même plus l'ex de mes exs qui en ont trouvé d'autres pour me remplacer, presqu'ironique j'ajoute : de bien plus protocolaires, avec qui ils ont proprement coupé les ponts. Vieillissante déjà, blasée, bonne à prostituer : je ne suis plus le fantasme de personne ; puis, déchue d'un orgueil amazone, fausse modeste à la morgue abolie : ni l'ennemie de quiconque ! romantique alors, car très professionnelle (comprenne qui pourra) je pensais à cette amie qui s'éloigne ; rivale car féminine mais défaitiste radicale je songe à cette fille encore qui est revenue et de qui à terme je ne serai qu'une redondance, je me disais pour terminer, rassurante et réalistiquement pragmatique, qu'à part être la fille de Mr et Mme Lunar, la soeur de mes frangins, la roue de fortune (fataliste) avait encore tourné et je me retrouvais face à une nouvelle case avec un nouveau numéro.... (merci TF1)

Et qu'à nouveau j'avais envie d'être loin de tous ceux que, malgré moi, j'aime, et seule à en crever pour me souvenir pourquoi je les aime tant, pour qu'ils me manquent et que mon amour qui trop souvent joue a cache cache, redevienne une évidence. Il suffit que je m'en eloigne un peu pour m'en souvenir, c'est pour ça, oui pour me souvenir que j'aime les gens que j'aime, que souvent je les quitte, un peu, trop longtemps parfois car j'oublie de retourner... alors je regarde mon reflet dans la vitre du train, et par delà, l'horizon.... et leurs visages me reviennent en mémoire, et ils sont à la fois l'ancien et le nouveau numéro sur la case.
Le grincement du chassis entre les wagons, le souffle d'une mystérieuse dépressurisation, le crissement des freins sur les rails, le feulement de je ne sais quel materiau aérien, et le tchou tchou régulier de la marche du train.... bonne nuit...







